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La terre de bruyère

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Terre de bruyère

Terre de bruyère

La terre de bruyère

La terre de bruyère est un substrat acide, léger et pauvre en éléments fertilisants. Elle contient une forte part de sable. Dans son milieu naturel, on la trouve dans les landes où poussent les bruyères dont elle tire son nom.

Elle est employée pour la culture des plantes ayant besoin d’un sol à PH acide et une terre légère pour croître correctement. Les plantes calcifuges s’y plaisent particulièrement. En sol trop calcaire ces plantes sont souvent atteintes de chlorose provoquée par une carence en fer, car en terrain calcaire le fer devient moins soluble. La chlorose est reconnaissable par le jaunissement des feuilles tout autour des nervures qui elles, restent vert foncées. Pour l’éviter creusez des fosses que vous remplirez de terre de bruyère où vous ferez croître ces végétaux.

Plantes de terre de bruyère

De nombreuses plantes apprécient ce substrat à la fois acide et léger :

Pour les arbres vous avez le choix entre les diverses espèces d’Erable qui éclaireront vos zones d’ombres de leurs feuillages originaux souvent pourpres virant au rouge cramoisi à l’automne, et la magnificence des Magnolias à la floraison toujours spectaculaire. Les conifères apprécient un sol acide, profitez-en pour planter un majestueux cèdre de l’Atlas ou un Epicéa pungens si vous avez la chance de posséder un grand jardin où ils seront mis en valeur.

Pour fleurir vos murs près de la maison, pensez aux hydrangeas aux lourds pompons variant du blanc pur au bleu profond selon les espèces et la nature du sol.

En sujet isolé ou en massifs pour un effet opulent, les camélias, Azalées et rhododendrons rappelleront le romantisme des jardins à l’anglaise. Associez-les aux Pieris au feuillage découpé et rougeoyant.

Les bruyères aux tendres coloris auront bien sûr leur place dans ce type de terre qui leur est tout particulièrement adaptée.

Pour vos haies pensez aux Polygalas qui vous réjouiront de leur floraison de très longue durée qui peut même se prolonger tout l’hiver en zone méditerranéenne. Pour les amateurs de feuillages colorés, le Photinia Red Robin, formera des haies denses qui une fois taillées provoqueront la croissance de nouvelles pousses d’un rouge vif très décoratif. Pour attirer les oiseaux, friands de baies, une haie de Viburnum tinus n’a pas son pareil, cette plante facile fleurit tout l’hiver et exhale un doux parfum de miel.

Pour vos rocailles pensez au phormium, graphiques colorés, il apporte une touche de verticalité à votre décor.

La terre de bruyère permet de faire croître de nombreux végétaux, alors n’hésitez plus, plantez !

Cannabis – L’histoire et l’origine du cannabis

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Cannabis

Cannabis

L’origine géographique du cannabis n’est pas certaine : plaines de l’Asie centrale dans le secteur du lac Baïkal pour certains, région moyenne du fleuve Jaune en Chine pour d’autres, ou encore contreforts indiens de l’Himalaya. Les plus anciennes traces archéologiques de son utilisation par l’homme ont été retrouvées en Chine, dans l’un des foyers de la révolution agricole néolithique. Les fouilles du site néolithique de Xianrendong (dans le Jiangxi, daté de 8000 av. J.-C. ont ainsi livré de la céramique, certains pots décorés de fibres spiralées de cannabis.

La plus ancienne tradition d’un usage médical du cannabis semble également chinoise : la plante fait partie des trois cent soixante-cinq remèdes d’origine végétale décrits dans le plus vieux traité de pharmacopée de l’humanité retrouvé à ce jour. Le Shen Nung Ben Cao jing (Traité des plantes médicinales de l’empereur Shen Nung), 2737 av. J.-C. ne donne pas d’indication thérapeutique précise, du moins dans sa version originelle : antalgique, anti-émétique, laxatif… Il est amusant de noter que c’est à ce même empereur Shen Nung que la légende attribue la découverte d’une autre plante psychotrope dont l’usage est aujourd’hui répandu sur tous les continents, le thé.

Le cannabis était bien connu des Scythes, si l’on en croit l’historien grec Hérodote (450 av. J.-C.), qui décrit une séance de fumigation collective entraînant l’hilarité des participants. Depuis l’Antiquité, les peuples germaniques cultivaient également le cannabis, au moins pour ses fibres — utilisées pour la fabrication de vêtements et de cordes pour les bateaux. Ainsi, à Eisenberg dans le Thuringe, des fouilles archéologiques ont mis à jour des semis de cannabis à côté de poteries datant de 5500 av. J.-C. La découverte de la plus ancienne pipe du monde dans des tombeaux datant de l’âge de bronze (1500 av. J.-C.), à Bad Abbach (Bavière) tend à prouver que l’absorbtion de psychotropes sous forme de fumée inhalée en Europe est bien antérieure à la découverte du Nouveau-Monde. Cela ne suffit pas pour autant à affirmer que le cannabis était fumé par les anciens Germains. On sait en revanche que, avant la promulgation de la « loi de pureté » (Rheinheitsgebot), en 1516, sous l’influence de la moniale Hildegarde de Bingen, nombreuses étaient les plantes aromatiques et psychotropes qui servaient à renforcer le goût et les effets de la bière. Le cannabis a de fortes chances d’en avoir fait partie.

L'histoire du cannabis

Cannabis

Des gravures sur cuivre du XIXe siècle montrent que les berges du Rhin étaient, à l’époque, couvertes de grands champs de cannabis. Le plant de cannabis doit subir une décomposition partielle afin que les fibres de cellulose se désolidarisent des fibres de lignine : c’est le rouissage. L’immersion des pieds dans l’eau permet d’accélérer ce processus.

Dans les Caraïbes anglophones, le cannabis fut importé avec la main-d’œuvre indienne qui amena des plants de cannabis indien. Le nom donné aux indiens fut collie et, aujourd’hui encore, les rastas utilisent, entre autre, le terme coolie weed pour évoquer le cannabis.

En 1844, Théophile Gautier et le docteur Jacques-Joseph Moreau fondent le club des Hashischins. Voué à l’étude du cannabis, il sera fréquenté par de nombreux artistes français.

Au XIXe siècle, le cannabis était utilisé en Occident pour ses vertus médicinales (voir plante médicinale), sous forme de teinture (extrait alcoolique). Il fut utilisé pour soigner les douleurs menstruelles de la reine Victoria, et était même vendu dans le commerce aux États-Unis. Dans la vieille Europe comme aux États-Unis, cette teinture était l’un des médicaments les plus vendus par les officines de pharmacie. Mais, à la fin du XIXe siècle, son succès commença à décliner, suite à l’apparition et au fort succès d’autres médicaments tels que l’aspirine. Ernst Jünger, en 1920, tombe par hasard sur un vestige de cette époque sous la forme d’un vase de porcelaine portant la mention « Extr. Cannabis ». Il raconte cet épisode dans son essai Approche, drogues et ivresse.

Affiche diffusée par le Federal Bureau of Narcotics, à la fin des années 1930, et pendant les années 1940, époque de diabolisation du produit (la marihuana est un narcotique puissant qui pousse au meurtre, à la débauche et conduit à la mort).

Affiche diffusée par le Federal Bureau of Narcotics, à la fin des années 1930, et pendant les années 1940, époque de diabolisation du produit (la marihuana est un narcotique puissant qui pousse au meurtre, à la débauche et conduit à la mort).

L'origine du cannabis

Cannabis

Le cannabis arriva aux Amériques avec la colonisation. George Washington, premier président des États-Unis d’Amérique, en cultivait sur sa plantation, comme en témoigne son journal. En 1794, il encouragea sa culture auprès de ses concitoyens dans un discours : Make the most you can of hemp seed and sow it everywhere. Les Mexicains le cultivaient également et commencent l’exportation des sommités fleuries vers le Texas dès 1910. C’est d’ailleurs aux Mexicains que l’on doit l’usage du mot marijuana qui, à l’origine, désignait une cigarette de mauvaise qualité.

Durant les années 1920 et 1930, le cannabis envahit le marché noir, devenant très populaire. Face à ce succès grandissant, les autorités mettent en place des campagnes dites de sensibilisation avec des slogans tel que Marijuana is Devil sur fond de diable enflammé, et la police des stupéfiants de la Nouvelle-Orléans imputent aux consommateurs 60 % des crimes commis dans la ville. Les journaux reprennent et répandent l’idée que violence et cannabis sont liés, à travers le pays et, en 1937, une loi prohibant la possession et l’usage est promulguée.

L’accroissement dans le reste du monde de la production et du trafic de marijuana sont alors préoccupants et plusieurs gouvernements commencèrent à s’inquiéter. En 1925, la convention internationale de Genève est acceptée par la plupart des pays mondiaux s’engageant à se battre contre le trafic de drogue. Parmi eux, la Turquie et l’Égypte voulaient inclure la marijuana dans la convention disant que sa consommation était à la base de la débilité humaine.

Bien qu’il ait probablement été utilisé comme drogue occasionnelle durant son histoire, c’est parmi la scène jazz des années 1950 qu’on le vit devenir populaire, avec une forte augmentation de son utilisation pendant les années 1960.

Le reggae, popularisé par Bob Marley, est aussi un vecteur direct d’idées pro-cannabis et le fait que ce courant musical soit aujourd’hui mondialement connu contribue à faire rayonner la marijuana malgré une législation défavorable de la plupart des pays.

2005 marque cependant un tournant majeur dans l’histoire du cannabis puisque, avec l’assouplissement de la législation de certains pays – notamment le Canada et le Royaume-Uni -, la prescription médicale de THC étant autorisée, des laboratoires pharmaceutiques ont pour la première fois acheté officiellement du cannabis au Maroc – pays évalué par l’ONU comme le principal producteur.

By : Wikipedia

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